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Gabriel, étudiant et chef d’entreprise

Gabriel Delec est un jeune chef d’entreprise. Du haut de ses 21 ans, étudiant au lycée Malraux, il est le créateur d’une entreprise de location en ligne d’outils de jardinage et bricolage. Zoom sur l’aventure d’un passionné.

21 ans et patron ! Gabriel Delec, qui vient d’effectuer sa rentrée en 2e année de Bts Service informatique aux organisations (Sio) au lycée André Malraux, n’est pas un étudiant comme les autres. Est-il déjà un homme pressé, avide d’en découdre, d’anticiper la compétition qui l’attend au sortir de ses études ?

Aller au bout de ses rêves 

Il n’en est rien. Un brin timide, Gabriel est un passionné d’informatique qui veut « aller au bout de ses rêves », nous confie-t-il, en toute simplicité. Cap d’horticulture en poche, adolescent, sa voie professionnelle semblait toute tracée : il allait devenir jardinier. Mais, mordu de jeux vidéos, « je cherchais en permanence à savoir comment ceux-ci fonctionnaient », raconte-il. Curieux, il navigue dans les fichiers informatiques.

Ambitieux, il fait le pari osé de suivre une toute autre voie dans ses études. Il décroche alors un Bac pro en informatique, puis accède à la réputée formation en Bts du lycée d’Allonnes, qui forme des étudiants à la gestion et la création de réseaux informatiques. Il reste toutefois toujours avide de bricolage et de jardinage.

Son idée d’entreprise de location aux particuliers d’outils de jardinage et de bricolage est née un jour où il se promenait dans les magasins spécialisés : « Je voyais les clients qui regardaient le matériel en vente et qui hésitaient à l’acheter pour, en définitive, un seul usage ». Il visite aussi les sites internet de location, pour constater que « les seuls moyens de louer se font de particulier à particulier, et souvent le matériel demandé est indisponible ». Lui, il possède de nombreux outils neufs et de qualité, sous utilisés.

Lovelocation, facile à retenir

De là, lui vient l’idée de créer un site internet mettant en location tout le matériel dont il dispose, afin de « véritablement démocratiser le bricolage ». On trouve de tout sur son site : de l’outil de base au gros matériel, c’est une véritable « caverne d’Ali Baba » du bricolage.

Soudain, pendant notre entretien, le téléphone retentit dans sa chambre qui fait office de siège d’entreprise, un client appelle : « Je souhaite louer pour samedi prochain une terrière thermique, afin de planter une dizaine d’arbustes dans mon jardin ». L’affaire est conclue, après que Gabriel eut donné de premiers conseils au « bricoleur du dimanche ». En bon commercial, il nous explique que « si ce particulier achetait cette machine dans le commerce, il lui en couterait 300 €. Moi, je la lui loue 30 € pour la journée ».

Son idée, simple, mais de géni, remporte déjà un fort succès. En effet, après seulement quelques semaines d’existence, sa boutique enregistre déjà plusieurs dizaines de locations.

Mais son projet aura mis quelques mois à se concrétiser, demandant des centaines d’heures de travail. Il lui aura d'abord fallu d'abord programmer et designer son site internet.

Le statut d’auto entrepreneur

Ensuite, la création du statut d'entreprise aura été nécessaire. Son professeur d’économie management lui sera alors d’une aide précieuse. « Comme il a trouvé mon projet intéressant, il en a fait "un cas d’école", que toute ma classe a étudié pendant un mois ».

Il importait d’abord de trouver le nom d’une marque nouvelle et son nom de domaine. Ce sera LoveLocation. « Ce nom est facile à retenir. Il fallait que ça accroche ». Pari tenu, avec un nom aussi sexy, son site est référencé en première page des moteurs de recherche.

Après avoir fait les démarches nécessaires, Gabriel acquiert le statut d’auto entrepreneur, c'est-à-dire que pendant deux ans il ne paiera aucune charge (à condition que le chiffre d’affaire de son entreprise ne dépasse pas 32 600 € par an).

Malgré les premiers succès de sa jeune entreprise, Gabriel « garde les pieds sur terre ». « Si ça fonctionne vraiment, je créerais des emplois, et peut-être même des franchises. Mais ma première priorité est de décrocher mon Bts. Mes études continueront avec ou sans l’entreprise ».

À tout ceux qui comme lui ont « une bonne idée », Gabriel, en toute modestie, leur dit : « Il faut vous lancer, des aides comme le statut d’auto entrepreneur existent, si on n’essaie pas de concrétiser ses idées, on ne peut savoir si elles fonctionnent ».

En savoir plus : www.lovelocation.fr

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