[Aller au menu]

le 13/06/2014

Mobilisés pour prévenir et combattre la délinquance

La ville et ses partenaires mènent au quotidien une action coordonnée de prévention de la délinquance juvénile, avec efficacité, mais aussi des limites. C’est pourquoi, face à la recrudescence d’actes délictueux, Gilles Leproust a alerté le ministre de l’intérieur.   

Les atteintes aux biens et le nombre de faits impliquant des mineurs se situent, à Allonnes, dans la moyenne nationale. Néanmoins, « ils ont sérieusement progressé ces dernières semaines », s’inquiète Maryvonne Clément, l’adjointe au maire déléguée à la tranquillité publique, qui, avec le maire, s’apprête à réunir tous les acteurs locaux de la sécurité et de la prévention de la délinquance.

Un partenariat essentiel

Depuis plusieurs années, ces derniers ont su développer un partenariat essentiel, qui est venu compléter l’action propre menée par chacun dans son domaine de compétence. Il s’est organisé dans le Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance (Clspd), qui a pour mission la centralisation des informations relatives aux problématiques repérées en matière de tranquillité publique et de prévention de la délinquance sur le territoire, et la mise en place d'actions concrètes et conjointes pour y remédier. Ainsi, autour du maire, tous ces acteurs sont liés et travaillent ensemble.

La police nationale est en première ligne de la lutte contre la délinquance. Son action est basée sur une présence visible et active sur le terrain, dans un objectif de dissuasion et déstabilisation. Cette action permet également d’interpeller en flagrant délit les délinquants. Elle est complétée par un travail d’investigation. Hélas, ses effectifs sont réduits. Cette situation, la municipalité ne se résigne pas à l’accepter. Dernièrement, Gilles Leproust s’est adressé au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur leur demandant des moyens humains supplémentaires.

Le procureur de la République assure la direction de la police judiciaire, l’exécution des peines et veille à la prévention des infractions pénales. La Maison de la justice et du droit (Mjd) joue un rôle essentiel en termes de justice de proximité.

Une complémentarité opérationnelle

La ville agit avec à sa police municipale. Des relations étroites avec la police nationale permettent d’inscrire son action dans une complémentarité opérationnelle. Chaque semaine, un point de travail de signalement et d’analyse est organisé entre les deux polices, autour de l’adjointe au maire à la tranquillité publique.

Au-delà de cet outil spécifique, la ville conduit une forte action de médiation, impliquant les élus municipaux. « Quand des actes délictueux sont commis par des enfants ou des jeunes que nous avons repérés, nous convoquons systématiquement les parents », décrit Maryvonne Clément, et Gilles Leproust d’ajouter : « Le but est de comprendre pourquoi l’enfant ou le jeune a agit ainsi et lui rappeler, ainsi qu’à ses parents, si nécessaire, la loi et les règles du vivre ensemble ». Pour les deux élus, qui ont reçu ces dernières semaines, pas moins de huit jeunes et leurs parents, leur action est efficace : « La preuve est faite, auprès de ces adolescents ou préadolescents, qu’il n’y a pas d’impunité ».

La ville mène aussi une dynamique action de prévention, au travers des activités que proposent ses services enfance-éducation, jeunesse, sports et culturel, sans oublier celles du centre social et des associations sportives et culturelles, qu’elle subventionne. « On n’est dans une démarche qui apporte des réponses éducatives ».

Attentifs aux élèves « décrocheurs »

L’éducation nationale est naturellement aussi un acteur incontournable. Elle prépare ses élèves à la vie citoyenne, participant, de ce fait, à la prévention de la délinquance. Au quotidien, elle est aussi engagée dans la lutte contre toutes formes de violence. « Dans le cadre de nos rencontres régulières avec l’éducation nationale, nous sommes très attentifs aux élèves « décrocheurs », déscolarisés avant l’âge légal, afin qu’ils reprennent pied en milieu scolaire, avant qu’ils ne tombent, souvent, dans la délinquance », décrit Gilles Leproust. Pour cela, le rôle et l’expérience des éducateurs de rue de la Sauvegarde 72 sont fondamentaux.   

Impliqués eux-aussi dans le Clspd, la Setram et les bailleurs sociaux, se sont dotés de moyens humains propres à assurer la sécurité de leurs usagers : médiateurs, contrôleurs et interventions dans les établissements scolaires.

La sécurité, première des solidarités et pilier de la cohésion sociale, est bien l’affaire de tous.

Ajouter un commentaire

Les champs précédés de * sont obligatoires.

Le test suivant nous permet de vérifier que vous êtes bien une personne et non un automate. Renseignez le résultat de cette opération (par exemple, pour 1 + 3, renseignez 4).