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le 10/01/2015

Le choix de la réussite de Véronique Lallemant

Enfance et jeunesse sont des âges clés pour la construction de soi et l’épanouissement. Fidèle à ses principes d’équité et de justice sociale, la municipalité poursuit son action pour que les enfants puissent développer leurs savoirs et connaissances. Entretien avec Véronique Lallemant, adjointe au maire en charge de l’éducation.

Comment se passe l’application de la réforme des rythmes scolaires dans les écoles d’Allonnes depuis la rentrée de septembre ?

La réforme des rythmes scolaires, telle que nous l’avons mise en place à Allonnes est le fruit de tout un travail réalisé par l’équipe municipale précédente au cours de l’année scolaire 2013-2014. Il a reposé sur une importante concertation au sein d’un Comité consultatif, qui a réuni des parents, des enseignants, des représentants de l’Éducation nationale, des agents communaux et des élus. Cela nous a permis, ensemble, de construire une forme d’application qui corresponde au mieux aux attentes des enfants, des parents et des enseignants. De nombreuses idées ont alors émergé, comme, par exemple, la mise en place de référents dans chaque groupe scolaire, sur le temps méridien et le Temps d’activités périscolaire (Tap). Ceux-ci, en étant les garants du bon fonctionnement de ces nouveaux temps de l’enfant, sont le relai entre les enseignants, les parents, les enfants, les animateurs et la mairie. Il a fallu aussi former un certain nombre d’agents communaux à des missions nouvelles et qu’ils adhèrent à une nouvelle organisation de leur temps de travail. De plus, il a été nécessaire de recruter des animateurs et faire appel à des intervenants extérieurs. Les parents ont très vite intégré qu’il y avait désormais école le mercredi matin, permettant à certains d’entre eux de reprendre une activité professionnelle ce jour-là. Dorénavant, plus nombreux sont les enfants qui fréquentent le Centre de loisirs le mercredi après-midi. Malgré des délais particulièrement courts et des moyens extrêmement contraints dont nous disposons, cette nouvelle organisation se passe pour le mieux. 

Quels contenus avez-vous mis en place dans les activités périscolaires ?

La question du contenu des activités périscolaires a été au cœur de la réflexion du Comité consultatif. Pour nous, elles doivent être un des moyens pour amener les écoliers allonnais vers de nouvelles compétences. Les activités sont conduites par des professionnels, animateurs et intervenants extérieurs. Nous proposons aux enfants une large palette d’activités, aussi bien dans le domaine du théâtre, de la musique, de la danse, des travaux manuels, du sport, de la découverte scientifique, mais aussi des temps de jeu, de lecture... Nous faisons en sorte que les enfants puissent choisir eux-mêmes leurs activités. Ainsi, à la fin de chaque cycle, juste avant les vacances scolaires, nous proposons à leur libre arbitre différentes activités pour le cycle suivant. Ils peuvent aussi décider, de temps en temps, de ne pas faire d’activités codifiées. Après trois mois, les équipes enseignantes et les représentants des parents nous expriment leur satisfaction et celle des enfants, même si, chez les plus petits, on note plus de fatigue. Le travail du Comité consultatif continue, afin de dresser un bilan sur une année complète, et envisager des ajustements, si nécessaire, pour la rentrée prochaine. Dans la plupart des écoles, plus de 80% des élèves sont aujourd’hui inscrits au Tap.     

Manuel Valls vient d’annoncer le maintien des aides à la réforme. La municipalité dispose donc de moyens suffisants pour répondre aux besoins des familles allonnaises ?

Là où l’avenir des enfants est en jeu, les moyens doivent suivre. La pression que les associations de maires ont exercée sur le Gouvernement pour que le soutien de l’État ne s’interrompe pas, a porté ses fruits. C’est donc une belle victoire ! Néanmoins, le coût résiduel pour la ville, donc pour les contribuables allonnais, reste important, autour de 100 000 euros, pour une dépense globale annuelle de près de 250 000 euros.

La municipalité rédige un Projet éducatif local (Pel). Quels en sont les enjeux ?

Nous avons déjà un Projet éducatif de territoire, qui permet de recenser ce qui se fait ici en matière d’éducation. Le Pel, quant à lui, vise à faire le point de tout ce qui est offert aux jeunes, de 0 à 25 ans, pour favoriser leur épanouissement. Donc, nous dépassons là le cadre scolaire. Le diagnostic est aujourd’hui achevé. Il en est aussi ressorti des pistes de réflexion sur lesquelles il nous faut apporter des réponses. Ce travail a, là aussi, été mené d’une façon participative, en y associant la population dans sa diversité. Actuellement, nous travaillons sur la « carcasse » du projet, en posant ses bases. Ainsi, nous sommes en train de donner du sens au Pel. Mais, il se dessine déjà que son enjeu majeur visera à permettre aux jeunes d’être acteurs de la vie de la commune et pas uniquement consommateurs de prestations. Prochainement, nous reviendrons vers tous ceux qui ont participé au diagnostic, afin qu’ils continuent d’apporter leur pierre à l’écriture du Pel. D’ici la fin 2015, il devrait être rendu public, avec, donc, des propositions nouvelles et concrètes en direction de la jeunesse allonnaise.

Où en êtes-vous de votre projet de restructuration des écoles Marie-Curie et Louis Pasteur ?

Le bâti de l’école maternelle Marie-Curie est vieillissant, de même que l’espace de restauration. Une réhabilitation aurait été très onéreuse et, ce, pour un résultat assez hasardeux. L’école maternelle Louis Pasteur, juste à côté, nécessite aussi une rénovation certaine. En concertation avec les parents d’élèves et les enseignants, l’idée est née de construire une école neuve qui regrouperait sur un lieu unique et un seul niveau, à l’emplacement de l’actuelle maternelle Louis Pasteur, les deux écoles maternelles existantes, équipées d’un espace pour la restauration et le périscolaire. L’étude de faisabilité, qui est désormais terminée, nous a permis de connaître le coût de l’opération, qui se monte à environ 4 millions d’euros. Prochainement, sera désigné un programmiste, puis un architecte. La concertation se poursuivra naturellement au cours de ces nouvelles phases du projet. On peut raisonnablement envisager l’ouverture de cette nouvelle école dans trois ou quatre ans.

Allonnes apparaît comme la grande gagnante de la nouvelle carte de « l’éducation prioritaire ». Est-ce une réelle satisfaction pour vous ?

Effectivement, la ministre de l’Éducation nationale, en rendant publique la nouvelle carte de « l’éducation prioritaire », y a intégré le collège le Marin. Désormais, les deux collèges et toutes les écoles élémentaires et maternelles d’Allonnes sont inscrits en Réseau d’éducation prioritaire. L’enjeu est d’importance. Cela veut dire plus de moyens, des classes moins surchargées, plus de temps pour les enseignants pour construire des projets éducatifs... Ce dispositif vise à répondre à des problématiques sociales bien présentes sur Allonnes. C’est donc une très bonne nouvelle pour les jeunes allonnais.

Vous souhaitez aussi redynamiser la caisse des écoles...

La Caisse des écoles, qui est financée par la ville, a pour but d’accompagner les écoles dans leurs projets pédagogiques, de voyages, notamment, en aidant soit les écoles, soit les parents. Depuis la rentrée, elle est aussi l’organisme de référence du Réseau de réussite éducative. Son budget a progressé en conséquence. Nous profitons de ce changement pour ouvrir son fonctionnement à la participation de la population. Cela va permettre une plus grande transparence sur les projets et d’intéresser les Allonnais à ce qui se déroule dans les écoles. L’adhésion, ouverte à tous les Allonnais*, avec ou sans enfant, est de 5 euros. D’ici quelques mois, une assemblée générale constitutive des adhérents sera organisée.     

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