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le 17/09/2013

Entretien avec Pascal Brulon

Durant plusieurs semaines, le journaliste-reporter Pascal Brulon et son équipe de Lmtv ont été à la rencontre d’une quarantaine d’Allonnais, afin de retracer avec eux les années « Far west » de la « ville arc-en-ciel », jusqu’à nos jours. Entretien avec Pascal Brulon et tranches de vie de quelques témoins, avant la diffusion du documentaire « 50 ans de vie allonnaise », samedi 21 septembre, à la salle Jean Carmet*.

En quelques mots racontez-nous votre documentaire.

Pascal Brulon : À l’origine, il y a eu une belle rencontre : celle entre le service communication de la ville d’Allonnes et Lmtv. Ce documentaire est la concrétisation de deux bonnes idées. La première est celle de fêter la naissance de la ville nouvelle d’Allonnes et la deuxième est de la faire vivre, en la faisant raconter par ses habitants. Le projet nous a immédiatement enthousiasmés. Dés le début, il s’annonçait riche. Il a énormément motivé toute l’équipe, en l’occurrence Romuald Besson, qui a assuré les images et le montage, Ève-Anne Lessage, à la production, et moi-même, pour la partie globale (interviews, réalisation et conception). Sans difficulté, les quarante personnes que nous avons rencontrées, se sont racontées, elles nous ont raconté l’épopée - elles l’ont vécue comme cela - des premières constructions. Il s’agissait avec elles de décrypter quelques photos du passé, et là, immédiatement, la mémoire a rejailli chez elles. C’est d’une richesse absolue !

Des témoignages vous ont plus marqué que d’autres ?

Pascal Brulon : Ils sont tous très forts. On se rend bien compte dans le film que c’est toujours formidable d’être à la naissance de quelque chose, même si on en n’est pas l’acteur principal. Pour les témoins, ces années ont été une véritable aventure qui les a littéralement transportées. Les récits des responsables associatifs sont peut être un plus marquants. On sent bien dans leurs propos qu’Allonnes et eux ne font qu’un. Les témoignages des personnes issues de l’immigration sont particulièrement émouvants. Et puis, comment ne pas évoquer le témoignage d’Yvon Luby, qui est venu spécialement de sa Bretagne ! Il aurait fallu lui consacrer une journée complète d’interview ! Pour nous, ça a été une véritable « galère » de choisir tel propos, plutôt que tel autre, parmi des dizaines d’heures d’enregistrement. Avoir réalisé ce reportage a été un véritable voyage humain.

Dans votre film, on sent les Allonnais fiers de leur ville...

Pascal Brulon : Effectivement, nous avons rencontré chez eux une très grande fierté d’être Allonnais. Alors que la parole était libre, ils nous ont tous exprimé leur satisfaction de vivre ici. D’ailleurs, de nombreux pionniers des années 60, qui sont aujourd’hui des personnes âgées, vivent encore là. Ils ne sont pas partis, ils sont enracinés dans la cité.  

Les préjugés sur cette ville n’ont donc pas lieu d’être ?

Pascal Brulon : L’image d’Allonnes a beaucoup évolué ces vingt dernières années. Elle est passée d’une banlieue qui faisait un peu peur à une ville tranquille. Cette ville, qui est née d’un petit village, reste, au fond, encore aujourd’hui un petit village, même s’il y a 11 000 habitants. Il y a une vraie vie de village qu’on ne rencontre pas dans ce qu’on appelle communément une banlieue, Je pense qu’Allonnes doit être fière de ce qu’elle est. Il faut que ses habitants n’aient pas peur de dire qu’ils sont Allonnais. Le « phénomène » banlieue n’existe pas ici. D’ailleurs parle-t-on d’Allonnes dans les faits divers des journaux ? 

Vous êtes aussi le directeur de Lmtv, comment définissez-vous votre chaine ?

Nous sommes une chaine de proximité. C'est-à-dire qu’elle est proche physiquement des gens dont elle parle, proche intellectuellement d’eux aussi, c'est-à-dire simple et abordable. Cela n’a qu’un but : valoriser les initiatives locales, portées par des particuliers, des associations, des entreprises, des collectivités... L’idée est de montrer qu’à coté de chez soi il y a des gens formidables, qui font des choses extraordinaires.

Des nouveautés en cette rentrée ?

Pascal Brulon : On a une nouvelle tête qui arrive, Mylène Beury, qui animera la Quotidienne du mercredi. On va ouvrir encore plus à la société civile « L’actu vue par ». Nous allons aussi avoir une fois par mois un concert en direct live « Les talents du Maine », en partenariat avec France bleu Maine, et animé par Julien Sénéchal. Fin septembre, on fêtera aussi la 200e de « L’infiltré du dimanche ».

* Le nombre de places étant limité, il est indispensable de réserver votre place au 02 43 83 42 03

Comment recevoir Lmtv ?

Via l’antenne râteau : sur le canal 33 en Tnt hertzienne
Via la box d’Orange : sur le canal 238
Via www.lmtv.fr

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