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le 27/11/2013

Les petits Allonnais auront école le mercredi

Depuis plusieurs mois, les différents acteurs de la réforme des rythmes scolaires ne chôment pas. La première phase de concertation entre la mairie, les enseignants, parents d’élèves et associations s’est achevée avec une nouvelle organisation du temps scolaire dès septembre 2014.

Souvenons-nous, en début d’année, la municipalité avait décidé de ne pas appliquer la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2013, afin de prendre le temps de construire avec tous les acteurs concernés – parents d’élèves, enseignants, personnel communal et associations - un projet ambitieux qui place l’enfant au cœur de la problématique.

Des temps nouveaux par secteur

Pour ce faire, un questionnaire a été adressé à tous les parents, 45% d’entre eux y ont répondu, les conseils des écoles ont abordé le sujet à deux reprises et un comité consultatif s’est réuni six fois ces huit derniers mois.

S’appuyant sur les préconisations et l’expression majoritaire des participants à cette vaste concertation, le conseil municipal, au cours de sa séance du 13 novembre dernier, a adopté une nouvelle organisation de la semaine scolaire, qui s’appliquera à partir de septembre 2014. 

Le lundi, mardi, jeudi et vendredi, les cours du matin s’achèveront à 11h45. Ils reprendront à 13h45. L’après-midi, dans les écoles Jules Ferry, Victor Hugo et Jules Massenet, ils se termineront à 15h30, le lundi et jeudi, et à 16h30, le mardi et vendredi. Dans les écoles Joliot Curie, Paul Langevin, Hubert Lyautey et Louis Pasteur, ils se clôtureront à 15h30, le mardi et vendredi, et à 16h30, le lundi et jeudi.

La demi-journée d’école supplémentaire obligatoire se déroulera le mercredi matin, de 8h45 à 11h45. L’accueil périscolaire sera assuré cinq jours, de 7h30 à 8h35. À l’issue de la matinée du mercredi, trois choix s’offriront aux parents : soit ils récupéreront leurs enfants à 11h45, soit entre 11h45 et 12h45, avec la possibilité d’un accueil périscolaire, mais sans repas, soit leurs enfants participeront dès 11h45 aux activités du centre de loisirs, avec repas.    

Les mairies sont aussi tenues d’aménager le temps périscolaire, et doivent l’animer. Les parents restent néanmoins libres de ne pas en faire profiter leurs enfants, comme l’indique aussi la loi. Afin de permettre à tous de  bénéficier des activités, la ville, contrairement à d’autres communes, a décidé de les rendre gratuites.

La pause méridienne, allongée d’un quart d’heure, permettra de développer des activités chaque midi pendant une heure. Les deux jours, selon les écoles, à l'issue desquels les cours s’achèveront à 15h30, des activités seront proposées jusqu’à 16h30. En définitive, les écoliers inscrits au périscolaire quitteront l’école tous les jours à 16h30. Ils pourront ensuite bénéficier de l’accueil périscolaire jusqu’à 18h30.

Des activités de qualité, des intervenants qualifiés

Grâce à la sectorisation, permettant une meilleure gestion des moyens humains et matériels, les enfants pourront bénéficier d’activités de qualité, encadrés par des intervenants qualifiés. Il n’est donc pas question de proposer « de l’occupationnel » aux enfants, mais bien « un contenu pédagogique ambitieux », assure Christine Moriceau, adjointe au maire en charge de l’éducation.

Celui-ci se construit actuellement avec les acteurs éducatifs. De premières pistes se dessinent, afin de favoriser chez l’enfant le développement de l’inventivité, la curiosité, la créativité, l’esprit scientifique, l’aptitude à la logique, à la communication, l’apprentissage de la vie collective et la citoyenneté, la connaissance du corps et sa maîtrise. Sont, notamment, ainsi envisagées des activités autour du langage et du livre, des activités culturelles, artistiques, manuelles, physiques, sportives, de loisirs créatifs, des expérimentations scientifiques, de l’éducation à la santé, à l’environnement et à la citoyenneté. D’ici quelques mois le projet sera finalisé, assure-t-on en mairie.

Les élus d’Allonnes, comme la plupart de ceux à travers la France, souhaitent que le financement du temps qui est jusqu’à aujourd’hui à la charge de l’État le reste. Le mois dernier, lors du congrès des maires, auquel participait Gilles Leproust, le ministre de l’Éducation a une nouvelle fois esquivé les demandes pressantes des édiles locaux. Une manière « courtoise » de leur dire d’assumer leurs choix de gratuité, donc de justice sociale...

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