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Énergie : faites-vous aider !

Si vous rencontrez des difficultés à régler vos factures d’énergie, n’attendez pas la coupure pour demander de l’aide. Bien en amont, le Centre communal d’action sociale peut vous apporter secours et conseil.

Solène a 25 ans. Caissière, femme de ménage... elle enchaîne, depuis l’âge de 17 ans, les contrats pour s’en sortir. Mais il y a six mois, elle reçoit une facture qui la fait plonger : 279,45 €, qui correspond à un réajustement annuel classique pour Edf. C’est une somme impossible à payer pour cette jeune femme qui gagne 700 € par mois. « Je me voyais déjà sous un pont », nous dit-elle, la voix tremblante.

La hantise de la prochaine facture

Comme elle, nombre d’Allonnais vivent dans la hantise de la prochaine facture. À la plateforme téléphonique d’Edf, on a noté cette année une nouvelle hausse de 10% de clients qui n’arrivent plus à payer.  Un échelonnement de la dette de Solène et une consommation au strict minimum sont les mesures qui ont été trouvées par son opérateur. Des petits gestes pour réduire sa consommation, Solène les a mis en pratique, lui permettant d’économiser 10 € par mois. Mais cela n’est pas suffisant pour éponger sa dette. Elle a alors eu le réflexe de faire appel au Centre communal d’action sociale (Ccas).

La conseillère sociale, après avoir évalué sa situation, est arrivée à la conclusion que Solène ne pouvait s’en sortir que par une aide du Fonds d’urgence sociale (Fus). Dès lors, elle a contacté le Service solidarité d’Edf. Par cette démarche, le dossier est dit « protégé », c'est-à-dire que les fournitures en énergie ne seront pas interrompues, à la condition que le Ccas, le conseil général et le bénéficiaire s’entendent sur la manière de résorber la dette. Généralement, elle est partagée en trois, à part égale. Mais, pour bénéficier du soutien du conseil général, via le Fonds d’aide à l’énergie (Fae) du Fonds de solidarité logement (Fsl), le demandeur ne doit pas déjà bénéficier du Fsl dans le cadre d’un apurement d’une dette de loyer.      

104 familles ont bénéficié d’une aide

Comme elle, 104 familles allonnaises ont bénéficié en 2012 d’une aide aux impayés d’énergie, représentant 17 646 € pour la part à charge du Ccas. « Nous constatons que la précarité énergétique gagne de plus en plus de terrain », déplore Cécile Barbé, conseillère sociale au Ccas. « Aujourd’hui, même des personnes qui travaillent se trouvent en difficulté pour payer leurs factures », ajoute Myriam Thireau, sa directrice.

Le Ccas n'aide que des personnes percevant les minima sociaux. Les salariés aux faibles salaires peuvent aussi être secourus. En effet, tout est fonction de la moyenne économique de la famille, qui est calculée en prenant en compte les revenus du mois précédent, le loyer et la composition du foyer.

Se manifester, avant la coupure

Cécile Bardé invite les personnes en difficulté à se manifester, avant que leur opérateur ne leur coupe l’approvisionnement en électricité ou en gaz, car « il est beaucoup plus facile de trouver des solutions en amont », même si, pour ce qui concerne Edf, l’entreprise prévient le Ccas de ses intentions. La conseillère sociale encourage aussi les usagers à bien réfléchir aux modalités de paiement de leurs factures. « La mensualisation est une bonne façon de réguler ses dépenses, d’équilibrer un budget tendu », conseille-t-elle.

Depuis mars 2012, un tarif social a été nationalement mis en place automatiquement pour les bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (Cmu), de la Cmu complémentaire et de l’aide à la complémentaire santé. Le Tarif de première nécessité (Tpn), pour l’électricité, fournie uniquement par Edf, et le Tarif spécial de solidarité (Tss), pour le gaz, délivré par tout opérateur, permet à l’usager de bénéficier d’une réduction mensuelle de 40 à 60% sur son abonnement et sur 100 kwh. Néanmoins, il arrive que certaines personnes soient oubliées du dispositif. Si vous êtes dans cette situation, il convient que vous communiquiez votre référence client à la Caisse primaire d’assurance maladie (Cpam).

Où s’adresser ?

Centre communal d’action sociale
Hôtel de ville
Tél : 02 43 83 42 04
ccas@ville-allonnes.fr
Lundi, mardi, mercredi, jeudi : 9h à 12h et 13h30 à 18h
Vendredi : 9h à 12h et 13h30 à 17h

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