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Un contrat pour la santé des Allonnais

Élaboré pendant plusieurs mois par de multiples partenaires, le Contrat local de santé intercommunal est à la base d’actions spécifiques répondant aux besoins de santé du territoire. Exposé de ses indications thérapeutiques et de sa posologie.

Le constat est sans appel. La situation de l’état de santé des Allonnais révèle qu’elle est globalement moins bonne que dans le reste de la France.

Tableau clinique et laboratoire

En effet, les Allonnais sont près de 27%* à déclarer un « mauvais état de santé », contre 22% des Français. La consommation régulière de psychotropes concerne 21% de la population, le tabac 33% et l’alcool 33%. Parallèlement, 26% consomment moins de cinq fruits et légumes par jour, 42% déclarent sauter un repas de manière régulière ou occasionnelle.

Ce diagnostic de « souffrance » trouve son explication dans la paupérisation d’une part importante de la population et son vieillissement. On retrouve des données similaires à Coulaines et dans certains quartiers du Mans.

Même si « la santé n’est pas une compétence communale, l’intervention de la ville en la matière n’est pas nouvelle », rappelle Gilles Leproust. Concrètement, l’équipement L’Escale a été créé par la municipalité, il y a cinq ans, et un « réseau santé » a pris forme en 2012, permettant aux professionnels et structures d’Allonnes et de la communauté urbaine de Le Mans de se retrouver régulièrement et de co-construire des projets d’amélioration de la qualité de vie pour l’ensemble des habitants.

Ces derniers mois, pour aller plus loin encore, les villes d’Allonnes, Coulaines, Le Mans et l’Agence régionale de santé (Ars) ont travaillé de concert pour élaborer un Contrat local de santé, à vocation intercommunale (Clsi).

Les maires d’Allonnes, Coulaines, Le Mans et la représentante de l’Ars ont paraphé le document d’engagement

Indications thérapeutiques

Celui-ci a pour objectif de soutenir des dynamiques locales de santé. Dans chacune des villes signataires, des actions communes seront conduites dans deux domaines : la lutte contre les problématiques de dépendance à l’alcool et les autres addictions, et l’amélioration du bien-être psychique.

Pour lutter contre les addictions, il est notamment prévu de développer des programmes d’information, tant en milieu scolaire que professionnel. L’accompagnement à la parentalité intégrera également un volet spécifique sur le repérage des conduites à risques et les réponses à y apporter.

Pour améliorer la santé mentale des habitants, un protocole de repérage chez les enfants et les jeunes présentant une vulnérabilité particulière ou des symptômes annonciateurs de troubles psychologiques sera notamment mis en place.

À Allonnes, ces deux axes feront l’objet d’actions complémentaires, menées par l’Escale, autour, entre autre, de l’estime de soi, des difficultés dans les relations à l’autre (intrafamiliales, entre garçons et filles, entre parents et enfants), de la violence, de l’isolement et de la solitude. Des actions sont également prévues en matière de vie affective et sexuelle. Un autre axe de travail, qui n’est pas des moindres, est celui visant à résoudre le problème de la démographie médicale, très inquiétant. En effet, d’ici cinq ans, si les praticiens de plus de 60 ans ne trouvent pas de remplaçants, Allonnes n’aura plus que 5 médecins généralistes (contre 8 actuellement) et 3 dentistes (contre 5 actuellement).

Posologie et durée

Pour que le traitement soit efficace, il doit être administré de façon partenariale. C’est tout l’esprit du contrat intercommunal de santé qui durera cinq ans. Sa mise en œuvre ayant un coût, l’Ars apporte son concours financier, à hauteur de 300 000 euros par an, en soutien des politiques locales des trois communes. Il appartient désormais aux partenaires de faire vivre ce contrat. De leur avis même, « il y a du boulot, et il faudra de la persévérance pour en voir les premiers résultats ».

*Source Caisse primaire d’assurance maladie

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