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Nelson Mandela

Nelson Rolihlahla Mandela est né le 18 juillet 1918 à Mvezo à l'est de la province du Cap (actuel Cap-Oriental).

C'est en 1942 que Nelson Mandela rejoint le Congrès national africain (ANC), afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche. En 1944, avec Walter Sisulu et Oliver Tambo, il fonde la plus dynamique ligue de jeunesse de l'ANC. Aux élections générales de 1948, la victoire du Parti national Afrikaner entraîne la mise en place de sa nouvelle politique qui fut appelée apartheid.

En 1952, Mandela, par ailleurs avocat, monte la campagne de défiance contre le gouvernement de Daniel Malan. En 1955, alors que le Parti National semble appelé à durer au gouvernement, Mandela participe à la rédaction de la charte de la liberté dont le programme fondamental est la lutte contre la ségrégation raciale et l'apartheid. À cette époque, Mandela et Tambo se sont associés au sein de leur propre cabinet et prodiguent des conseils juridiques gratuits aux noirs les plus pauvres.

Le 5 décembre 1956, Mandela et 150 autres personnes sont arrêtés et accusés de trahison. Ils sont au bout du compte tous acquittés, grâce aux plaidoiries des avocats et au légalisme pointilleux des tribunaux sud-africains en 1961.

Après le massacre de Sharpeville où il y a eu 79 morts et 178 blessés le 21 mars 1960, les appels à la lutte armée sont plus pressants d'autant plus que l'ANC et le Congrès panafricain sont interdits, ses leaders emprisonnés ou assignés à résidence. La stratégie non-violente de l'ANC est abandonnée par Nelson Mandela qui fonde Umkhonto we Sizwe, un réseau prônant l'action armée.

Il fut emprisonné en 1962 puis condamné à cinq ans de prison en 1963, et, après un procès où il contesta la justice d'apartheid, condamné à la détention à perpétuité en 1964 dans le pénitencier de Robben Island en raison de ses activités politiques clandestines, devenant au fil des années, le plus célèbre et l'un des plus anciens prisonniers politiques. Pendant des années, la Ville d’Allonnes a été à la pointe du combat pour sa libération et le bannissement de l’apartheid, pendant que d’autres en France et par le monde collaborer avec ce régime honteux.

Il fut en partie libéré le 7 décembre 1988 et mis en résidence surveillée. Il fut définitivement libéré le 11 février 1990 sur ordre de Frederik de Klerk qui, pour des raisons politiques, mit fin à la clandestinité de l'ANC, et le sollicita pour maintenir la paix civile en Afrique du Sud. Les deux hommes ont travaillé ensemble pour instaurer la fin de l'apartheid et un régime de transition.

En 1993, il reçut le Prix Nobel de la paix. En 1994, il devint président de l'Afrique du Sud.

Fin 1997, il quitte la présidence de l’Anc puis le pouvoir en 1999. Pendant quelques années, il continue à promouvoir l’image de l’Afrique du Sud et à intervenir dans le débat public, notamment dans la lutte contre le sida.

Le 5 décembre 2013, « Madiba est rentré à la maison », cette fois-ci le combat est bien fini. Il ne laisse pas un peuple orphelin, mais un peuple qui le remercie de tout ce qu’il a fait pour son émancipation. Son long combat pour la liberté prouve à tous que la résistance est toujours payante.

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